Maintenir le moral de la population et dénigrer l'ennemi

 

II) maintenir le moral des populations et viser l'ennemi

 

1. Opposer une résistance

 

       Durant la seconde guerre mondiale, les maquis sont des groupes de résistants français sous l’occupant allemand. Les surnommés « Maquisards » se cachent dans les régions peuplées, forêts ou montagnes, principalement dans les régions montagneuses de Bretagne et du Sud de la France. Ils s’attaquent à la Milice allemande mais le Maquis offre également un refuge pour les Juifs en fuite ou pour les aviateurs britanniques dont l’avion s’est écrasé.

Ces actions de résistance « sur le terrain » contre les troupes occupantes allemandes maintiennent le moral des populations.

En effet, la résistance est aussi une sorte de propagande puisque la plupart des informations sont soumises à la censure et contrôlées par les allemands. C'est pourquoi beaucoup de mouvements de résistance diffusaient leur propre journal clandestin qui n'était souvent constitué que d'un feuillet de quelques pages car les matières premières (papiers, encre) étaient peu disponibles et que les machines à écrire avaient été saisies.  


Les français parlent aux français : Mardi 23 juin 1943:

Aux Francs-Comtois :

 

C'est à vous que je m'adresse, à vous tous, des départements du Doubs, de la Haute-Saône, mais surtout à vous du département du Jura, dont je suis originaire. En effet, je suis du vignoble, de la région d'Arbois, au pied du premier plateau, entre la montagne et la plaine, du pays qui produit ces vins dont nous sommes si fiers, à juste titre, et qui égayent tant le coeur ; l'Arbois, (plus on en boit, plus on va droit) le Château-Chalon, qu'on appelle aussi vin de Paille, un vin jaune - le mousseux de l'Etoile, et tant d'autres. Maintenant les Boches sont chez nous, et ces bons vins, ils les boivent, et n'en laissent point pour nos vignerons, pour nos paysans, pour nos ouvriers, pour nos commerçants. Et ils font de même pour nos fromages de Gruyère, que produisent nos compatriotes du Haut Jura. Mais patience, tout cela n'aura qu'un temps. Nous savons ici que vous, les gars du Jura, vous êtes durs et résistants, et que vous ne cédez point à l'ennemi. J'ai été fier de vous mes amis, quand j'ai appris que dernièrement à Saint-Claude, le Pays de la pipe, et dans toutes la région, des manifestations se sont produites pour protester contre les déportations. Bravo les Jurassiens ! Vous tous, pipiers de Saint-Claude, fromagers des Combes, hommes des Salines, de Lons-le-Saunier, lunetiers de Morez, vignerons d'Arbois, paysans de la Bresse Comtoise, serrez les rangs, soyer solidaires ; vous tous, qui êtes dans la culture, aidez, nourrissez nos camarades ouvriers, qui fuient la déportation en Allemagne. Soyez prêts pour le jour, où l'armée française de la Libération, et les armées alliées viendront vous délivrer. Comtois, faisons tous en sorte d'être fidèles à notre vieille devise <<Comtois, rends-toi ! Nenni ! Ma foi !>>

Vive la France. Vive la République.                            

 Texte lu par Henri Basset de Montchauvrot. JURA


 

 

Très peu de Français ont pu entendre le discours du jurassien Henri Basset à la BBC, trois ans après celui de Charles De Gaulle. L’écoute de la radio de Londres étant interdite en France sous l’occupation et les faibles moyens techniques n’ont pas permis une très forte audience.

De plus, peu nombreux étaient les courageux prêts à rejoindre l’Angleterre pour se ranger aux côtés de De Gaulle : beaucoup soutenaient encore Pétain.

 

Cependant les habitants de Sein (une petite île située au large de l'extrémité sud-ouest de la Bretagne, face à la pointe du Raz, sur laquelle vivent un millier de personnes) répondent à l’appel de Londres. En effet, 128 Sénans sont partis pour l’Angleterre en bateau le 19 Juin 1940, au lendemain du discours du général.

Pour ses hauts faits durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), l'île de Sein est décorée de la Croix de la Libération, de la Croix de guerre ainsi que de la Médaille de la Résistance.



Les actions de la résistance en France :

La résistance commence dès juin 1940. Certains français n’hésitent pas à manifester leur refus de l’occupation allemande en guidant des soldats alliés pour leur éviter la capture, en cachant des armes ou en sectionnant des câbles téléphoniques. Minoritaires, ces actes individuels de refus spontanés ont été qualifiés par les historiens de « résistance civile ».

Rapidement, des hommes et des femmes, certains à la suite de l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940, comprennent l’intérêt de s’organiser. Ces premiers groupes sont souvent rapidement démantelés par les Allemands. Cependant, malgré les conséquences et les risques terribles, les principales structures de la Résistance se mettent en place dès 1941. Les réseaux et les mouvements travaillent de plus en plus en liaison avec Londres.

La résistance est diverse et multiforme, mais tous les résistants ont des objectifs communs : se battre contre l’occupant pour être partie prenante lors de la victoire, ne pas se laisser libérer passivement, prendre en main les destinées futures d’une France libérée des Allemands et du régime de Vichy.

De Gaulle organise la résistance en fondant la France libre à Londres ; FFL combattent aux côtés des Alliés. La France libre, en envoyant des agents, des messages codés, des armes, de l’argent et des émetteurs récepteurs, est l’utile relais extérieur de la Résistance intérieure. En 1943, l’envoyé de De Gaulle, Jean Moulin, réussit à fusionner le Résistance intérieure en organisant le Conseil National de la Résistance (CNR). De Gaulle est dès lors reconnu comme le chef de toutes les forces française combattantes.

Durant l’été 1941, les communistes entrent dans la lutte ouverte et leurs Francs Tireurs et Partisans (FTP) multiplient les coups de main et les sabotages. En janvier 1943, le Parti Communiste Français (PCF) est reconnu par la France libre comme parti résistant. Les FTP rejoignent les FFI en 1944.

 

Exemple d'un tract étudiant appelant à manifester le 11 novembre 1940 :

Le 10 novembre 1940, sur les ondes de la BBC, Maurice Schuman, porte parole de la France Libre conclut son message par un appel pour le 11 novembre. Cette même volonté de manifester ce 11 novembre était aussi présente chez de nombreux étudiants et surtout chez les lycéens.


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La propagande et l'ennemi

La propagande est un moyen de dénigrer l'ennemi grâce aux affiches. Le but est de se moquer et de présenter l'ennemi sous un mauvais jour et de mettre son camps en valeur par la même occasion.  


dsc-0026-1.jpgAffiche de propagande du régime de Vichy contre l'armée alliée 1940-1945

Cette affiche du régime de Vichy dénigre Churchill et montre ainsi son inaction. 


PropagandePropagande soviétique 

Hitler est étranglé par les traités d'alliance qui sont tenus par l'Angleterre, les communistes, et les Etats-Unis. Le Führer piétine sont armée, décimée face à sa défaite. L'arme qu'il tient dans la main montre qu'il est encore prêt a se battre pour la victoire de l'Allemagne. Et la position d'Hitler représente la croix gammée. 


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Propagande Allemande

Cette affiche de propagande cherche à pousser les populations vers le régime allemand et les inciter à leurs faire confiance.


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